La Danza de la Realidad

-Alejandro Jodorowsky-

La-danza-de-la-realidad-póster-e1368896204450

Résolument le film de mon printemps …

Premier Alejandro Jodorowsky et belle surprise.
Film surréaliste qui choque par des scènes hyperréalistes, trouvez l’erreur …Est-ce donc la réalité qui se travestit en se parant de métaphores ou une fable aux accents de vérité ? La limite est subtile et tranchante, elle blesse à chaque fois qu’elle s’expose.
Tout tourne en rond, l’absurde engendre le divin et la grandeur la tyrannie et l’on comprend mieux cet enfant accroupi au bord de l’eau, tel un vieillard, se demandant « Dois-je me désoler du spectacle de ces poissons agonisant au soleil ou me réjouir du festin des mouettes ? »
Qu’en dire? Entre la violence d’une 25e heure, la douceur soufie de Khemir (auquel il a peut-être emprunté une scène que j’aime beaucoup), le théosophe de Singh … Jodorowsky est un conteur, un vrai.
J’y repense et cette phrase me revient en tête : « Nous ne sommes rien mais Dieu ne peut rien sans nous » ce Dieu, Jodorowsky le croise tout au long de son film, il n’est qu’un petit rien et la planche de salut à chaque fois, pourtant il nous échappe avec la mort de chaque bienfaiteur agonisant… une image du Christ peut-être, le bien dispensé avec une pudeur qui nous déleste de toute responsabilité , qui permet de vivre dans le paradoxe du devoir et de l’oubli …

Ce film enfin est pour moi symbolisé par le personnage de la mère : Doux, vulgaire, puissant, fou, sans pudeur mais sans heurts .

À voir !

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s