Félix et Meira

Il y a cette photo qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux, celle d’une robe dont tout le monde cherche à définir la couleur. La photo étant sous-exposée, le blanc de la robe grâce aux couleurs du couchant prend une teinte bleutée … certains diront donc qu’elle est bleue, d’autres qu’elle est blanche, sans tout a fait avoir tort, sans tout a fait avoir raison.

J’ai regardé Felix et Meira avec cette même impression, douleurs surexposées, sous-exposées, quel que soit le quotidien qui teinte nos sentiments le malaise reste le même. Deux êtres qui vivent dans deux univers parallèles finissent par s’apercevoir, se reconnaître dans leurs blessures et faire encore le rêve fou de croire que partager une douleur c’est aussi la guérir …

Sauf que la physique nous annonce que le vide absolu n’existe pas, il y a donc pour chacun d’eux une trajectoire tracée depuis la nuit des temps, des conditions atmosphériques, d’autres objets célestes qui gravitent autour, alors le film s’étoffe, s’humanise, se densifie et devient une belle symphonie, un système complexe qui n’échappe ni aux collisions ni aux effondrements, pour donner naissance, ma foi, à une bien belle étoile !

PS : Écouter ‘Famous blue raincoat‘ de Cohen dans une salle de cinéma, priceless 🙂