The Walk – La folie n’a jamais eu aussi raison !

Classons-le dans la catégorie ‘film reboot’; si vous aviez des doutes des appréhensions sur ce que vous réserve la vie, si vous hésitiez par peur à entamer tel ou tel projet, voilà le film qu’il vous faut !

C’est l’histoire vraie de Philippe Petit funambule, acrobate, magicien qui décide de réaliser un rêve fou, traverser sur un fil la distance qui sépare les (feues) tours jumelles du World Trade Center) .

Le film en lui-même ne cache aucune prouesse si ce n’est l’excellente 3D qui vous donne le vertige (comme si vous y étiez), le reste est gentillet et le ‘coup’ se met doucement en place sans trop vous préparer néanmoins à l’immense expérience qu’est cette balade humaine.

Je suis peut-être impressionnable mais cet homme sur un fil, le rêve plus grand que les tours, plus grand que la vie elle-même, le plaisir dans la perfection, c’était tout simplement jouissif  …

À quoi sert de marcher sur un fil ? … Je me souviens avoir pensé à ce terme ‘Sirat’ qui dans la religion musulmane est un pont étroit construit au-dessus de la Géhenne et qui constitue un obstacle ultime pour ceux qui se dirigent vers le Paradis … Et voilà monsieur Petit qui se rit de l’étroitesse du fil (celui-ci est son allié), de l’enfer du vide, de la paix à l’autre bout. Petit habite les extrémités et tout l’improbable espace entre les deux, Petit vous fait rêver d’une grandeur que vous ne pourrez peut-être jamais oser mais Petit fait ce grand pas, cet immense pas pour vous dire que c’est ‘fucking’ possible 🙂

Je finirai avec cette phrase de Cortazar que j’affectionne particulièrement “Comment prendre d’assaut une forteresse en lui tournant le dos ?”

Pour prendre d’assaut la vie il faut commencer par lui faire face ou la surplomber, c’est selon … 🙂

Bon visionnement !

PS : Portez attention aux décors et aux scènes made in Montréal (Merci à Radia qui y a travaillé d’avoir attiré notre attention amusée sur cette autre forme de magie que sont les décors et la transformation des espaces)